Coronavirus : la trésorerie des TPE/PME en crise grave

Comment protéger son entreprise de la crise de trésorerie générée par le coronavirus ?

Lire aussi : https://turbopilot.info/moments-cles-pour-resoudre-crise-de-tresorerie-dans-tpe-pme/
Et : https://turbopilot.info/sauver-des-entreprises-en-crise-de-tresorerie-3/

Après 2008 (les fameux “subprimes”), les observateurs avisés attendaient une nouvelle crise financière ou économique.

On sait que tous les dix ans, une crise financière plus ou moins importante a lieu dans nos sociétés.
D’autant que tous les marchés financiers internationaux étaient à leur plus haut niveau…

Làs, le danger n’est pas venu par là où on l’attendait et le virus Covid-19 crée une situation sans équivalent et sans précédent dans le monde entier !

L’économie mondiale a pris la foudre à des niveaux inconnus et on ne connaît pas aujourd’hui les conséquences économiques, financières ni bien sûr sanitaires qui en découleront.

La crise de trésorerie est en route… Et lorsque l’argent ne circule plus, lorsque l’économie est bloquée comme c’est le cas depuis peu, l’éco-système économique et financier mondial est en grand danger

Chaque entreprise est placée devant une situation inédite par sa nature et inouïe par son ampleur : il faut réfléchir et agir vite, et nous proposons plus bas des solutions salvatrices.

Pour les entreprises, le trimestre de tous les dangers

Depuis l’annonce du confinement et des mesures de fermeture d’un grand nombre d’activités économiques non vitales par Emmanuel MACRON le Chef de l’Etat, nous assistons à un effondrement des chiffres d’affaires à peu près partout sauf dans les commerces alimentaires qui ont “cartonné” face à la peur de pénurie.

Quelques autres secteurs ou niches fonctionnent à plein (transport, santé et matériel médical, approvisionnement en eau et électricité, fournisseurs d’accès Internet, hébergeurs,…) mais ils auront probablement un contre-coup à la sortie de cette crise.

Pour autant, pour tous les autres secteurs, fermés ou autorisés, la sanction a été immédiate avec un arrêt total ou quasi-total des ventes qui va produire des dégâts difficiles à estimer aujourd’hui.

Les TPE/PME sont donc rentrées dans leur plus grave crise de trésorerie depuis des dizaines d’années !

Ce trimestre à venir est celui de tous les dangers pour les entreprises déjà fragilisées par les évènements antérieurs (gilets jaunes, grève des transports, crises sectorielles…) ou pour d’autres raisons.

Quelles mesures d’urgence pour votre trésorerie ?

Lire aussi : https://turbopilot.info/moments-cles-pour-resoudre-crise-de-tresorerie-dans-tpe-pme/
Et : https://turbopilot.info/sauver-des-entreprises-en-crise-de-tresorerie-3/

Mesures d’urgence et experts-comptables sur le pont

Passé la stupeur face à cette situation jamais vue, les chefs d’entreprise sont tous, depuis une semaine, à la recherche de solutions.

Chômage partiel ou total, fermetures de sites, recherche de report du paiement de la TVA et d’autres taxes (taxe sur les salaires, CFE-CVAE, IS,…) mais aussi des charges sociales (URSSAF) et peut-être des caisses de retraite ?

Les experts-comptables voient leur ligne téléphonique exploser quand ils n’ont pas pris eux-mêmes les devants en appelant l’ensemble de leurs clients pour les aider et les rassurer.

L’Etat, les organisations professionnelles et un grand nombre de sociétés déclarent leur mobilisation, leur solidarité (parfois de façade) à leurs clients dans un mouvement unanime et émouvant !

Que d’amour. soudain..

Les conseils fusent, les documents de demande de report fleurissent partout (les réseaux sociaux s’en font l’écho) et chacun y va de son conseil plus ou moins pertinent, parfois strictement inutile (“nous sommes mobilisés pour vous !”) mais bon…

Guide gestion de trésorerie rapide et efficace

Cette première étape de gestion de crise est indispensable…

Cette réaction, passée la sidération, constitue aussi celle du deuil d’une situation économique plutôt satisfaisante et de l’acceptation d’une crise profonde qui rebat totalement les cartes de l’année 2020.

Il était évident que le premier réflexe des chefs d’entreprise allait être de préserver autant que possible leur trésorerie actuelle tout au long de la période de confinement synonyme de chiffre d’affaires à zéro pour la plupart.

Même pour les entreprises autorisées à fonctionner, le coup d’arrêt est brutal dans un contexte de peur généralisée…

La crise de trésorerie actuelle étant inédite, les partenaires principaux du chef d’entreprise (banquiers et experts-comptables) ne pouvaient rester indifférents.

Nos relations étroites avec les experts-comptables nous montrent que la Profession a su réagir au plus vite en se mobilisant massivement, alors qu’elle aborde la zone “chaude” de sa saison fiscale (période traditionnelle des bilans 31/12, suivie des déclarations d’IR et IFI, des secrétariats juridiques et des commissariats aux comptes).

Des experts-comptables rapidement surbookés ?

Ce qui ne sera pas sans conséquence sur la disponibilité de cette profession dans les mois qui viennent avant l’été

Car c’est le défi suivant qui risque d’être plus compliqué !

Concernant les autres partenaires importants de l’entreprise (l’Administration Fiscale, l’Urssaf, les banquiers, les fournisseurs principaux…), nous ne savons pas comment ils vont réagir en faveur de leurs clients ou administrés.

Il nous semble que certaines promesses du Chef de l’Etat, mises à l’épreuve des faits et des possibles, auront parfois du mal à se réaliser, à l’image de celle concernant les masques FFP2. De plus les informations contradictoires sont monnaie courante.

Attendons ! Wait and see…

Comment organiser la sortie de crise ?

…mais sur la seconde, ce sera beaucoup plus compliqué !

Une fois prises la plupart des mesures immédiates de sauvegarde, le plus difficile va commencer !

En effet, les questions suivantes vont se poser et assez rapidement :

  • comment mon entreprise va-t-elle sortir de cette crise ?
  • avec quelles conséquences sur sa trésorerie et sa pérennité ?
  • selon quelles hypothèses possibles en fonction du climat des affaires ?
  • dois-je relancer ou au contraire me replier et faire le gros dos ?
  • finira-t-on en lourde récession sur la fin de 2020 et même 2021 ?

Toutes ces questions sont cruciales pour l’avenir de millions d’entreprises (notamment les TPE/PME plus fragiles mais aussi de très grandes sociétés dans les secteurs lourdement impactés comme le transport aérien par exemple, avec impact sur des centaines de sous-traitants).

Et là, le chacun pour soi va battre son plein.

Les experts-comptables, en retard comme jamais dans leur plan de marche, seront à fond dans leur obligations comptables, fiscales et juridiques.

Ils ont déjà négocié et obtenu de premiers délais, gageons que ces délais seront encore rallongés à l’approche de la fin du printemps ou à l’abord de l’été 2020.

Avant le mois de septembre, plus question de compter sur eux… ce qui est très compréhensible.

Les entreprises pourront-elles simuler les différentes hypothèses financières avec de simples feuilles Excel ou des Google Sheets ?

Ce sera bien difficile voire impossible et après avoir “tiré sur la corde” des délais en tous genres, plus personne ne sera très accommodant !

Ni l’Administration Fiscale, ni l’Urssaf, ni les banques, ni les fournisseurs… chacun sera aux abois pour se faire payer son dû… afin de préserver ses propres contraintes financières. Normal…

Les écarts seront plus difficiles à faire accepter et “la casse” commencera

L’impact sur les cabinets d’expertise comptable

Lire aussi : https://turbopilot.info/moments-cles-pour-resoudre-crise-de-tresorerie-dans-tpe-pme/
Et : https://turbopilot.info/sauver-des-entreprises-en-crise-de-tresorerie-3/

Prenons l’exemple du secteur de l’expertise comptable

Quel sera l’impact de cette crise du coronavirus sur cette profession ?

Il faut déjà savoir qu’en termes de crédit interentreprises, les sociétés de services aux entreprises ont des encours clients très élevés (ceci est valables dans les activités juridiques et comptables) : on y a oscillé depuis quelques années entre 105 et 120 jours et la LME (Loi de Modernisation Economique de 2008) n’y a pas changé grand chose (2 jours gagnés en crédit clients mais une dégradation en solde commercial net).

En contrepartie, les délais fournisseurs sont près de deux fois moins importants (aux alentours de 60 jours).

Néanmoins, une bonne partie des cabinets comptables a de la trésorerie d’avance mais de moins en moins à mesure qu’on va vers des entreprises de plus petite taille : c’est là que se situeront les risques.

S’il est bien difficile de le savoir précisément, nous pouvons formuler quelques hypothèses qui semblent crédibles.

1/ A n’en pas douter, des milliers d’entreprises feront faillite, malheureusementLes cabinets comptables qui ont en moyenne 120 jours d’encours clients risquent bien d’avoir de la casse sur cet encours, avant même de perdre le chiffre d’affaires récurrent sur ces clients ayant déposé leur bilan.

2/ Concernant les clients ayant résisté, un certain nombre devront demander des délais de paiement pour lisser leur dette auprès de leur cabinet : donc un échelonnement des règlements a de fortes chances de voir le jour, tendant encore un peu plus la trésorerie des cabinets comptables.

3/ Une immense majorité de cabinets comptables ne propose pas de solutions de trésorerie ni de pilotage de gestion à leurs clients, en dehors de tableau de bord construits en presse-bouton derrière la comptabilité.

Cela n’est pas ce que veulent les chefs d’entreprise et les experts-comptables évolueront probablement vers cette prestation dans les mois et années qui viennent.

Dans différents articles de nos blogs, nous avons évoqué les raisons objectives de cette situation

Rappelons-en les principales :

  • par ADN, les cabinets sont habitués à travailler sur le passé (obligations légales), pas sur le futur ;
  • le futur étant incertain, il présente plus de risques de se tromper ;
  • les cabinets n’ont pas les outils actuellement pour réaliser ce travail (alors qu’ils existent tous) ;
  • aucune mission “trésorerie et pilotage de gestion” avec process et procédures n’est donc en place dans la plupart des cabinets (les plus avant-gardistes existent et ils cartonnent littéralement !) ;
  • les experts comptables préfèrent souvent accumuler des dossiers sur les missions traditionnelles que de produire de l’accompagnement conseil, plus exigeant, coûteux et prenant (pour eux-mêmes) à produire ;
  • les bras qualifiés manquent pour produire une prévision de trésorerie et encore plus pour un appui à son suivi ;
  • …ils manquent même tout court y compris pour les missions de base !

Pourtant, trésorerie et comptabilité utilisent exactement la même matière première :

  • achats
  • ventes
  • banque…

Le paradoxe semble donc total… Pour autant, c’est la fréquence qui pose problème.

La trésorerie est une discipline quasi quotidienne, ce qui est très supérieur actuellement à la capacité d’intervention du cabinet comptable qui travaille, au mieux, au mois le mois pour seulement une partie de ses clients.

Ce qui explique que les cabinets préfèrent produire quelques indicateurs clés APRES la comptabilité.
Ils privilégient donc les outils de tableau de bord qui fleurissent toujours…

C’est d’ailleurs le reproche numéro 1 que nous confient les entreprises qui viennent nous voir pour l’outil TurboPilot. Ces indicateurs du passé les intéressent peu, ils les connaissent déjà intuitivement.

Ce qu’ils veulent, c’est une projection sur le futur !

Selon la réaction future de la Profession Comptable, un risque de perte de confiance et d’image n’est pas à exclure si elle ne s’empare pas du sujet de la trésorerie et de l’accompagnement au pilotage de gestion !

Ce pourrait être catastrophique pour l’avenir de la Profession alors qu’elle connait déjà une relative désaffection de certaines catégories de créateurs d’entreprises, de start-up et de PME, mais plus encore de collaborateurs devenus introuvables…

Les rares cabinets qui ont compris cette “inversion de leur modèle technique” (c’est le travail sur la trésorerie qui produit la comptabilité et pas l’inverse) ont déjà pris un avantage concurrentiel énorme !

Lire aussi : https://turbopilot.info/moments-cles-pour-resoudre-crise-de-tresorerie-dans-tpe-pme/
Et : https://turbopilot.info/sauver-des-entreprises-en-crise-de-tresorerie-3/

Les autres intervenants pour vous aider sur la trésorerie

Actuellement, ce sujet de la trésorerie est notamment traité par d’autres intervenants :

  • éditeurs (voir notre benchmark des logiciels de gestion de trésorerie)
  • consultants
  • boutiques de gestion
  • agences de développement économique
  • fournisseurs d’externalisation administrative (par exemple 3H18)…

N’ayant pas un marché captif, ni forcément un chiffre d’affaires récurrent et quasi assuré, et plus habitués à rechercher la valeur attendue par les clients, ils font preuve de créativité pour proposer des outils et des accompagnements accessibles y compris aux TPE/PME.

Pour autant, ils sont de facto quasiment obligés de coopérer avec l’expert-comptable de l’entreprise (s’il existe)

Notamment pour récupérer les données comptables historiques (fichier FEC, grands-livres…) mais aussi pour envisager une synergie au profit de leur client commun afin d’organiser la récupération des données (achats, ventes, banques avec rapprochement) et leur mise à jour la plus fréquente possible.

Mais ce n’est pas toujours facile de trouver l’équilibre, le cabinet comptable défendant son pré carré sans forcément proposer de solutions alternatives ! Humain…

Indicateurs de pilotage
Indicateurs de pilotage (TurboPilot)

Un véritable outil de trésorerie pour sécuriser votre sortie de crise et la pérennité de votre entreprise

Il y a généralement 5 scénarios de crise de trésorerie identifiés depuis longtemps :

1/ la crise de croissance : une forte augmentation des ventes provoque une augmentation proportionnelle du BFR. Les lignes de crédit à court terme n’étant pas toujours facilement ajustables (dans les délais et dans les proportions nécessaires) les ressources deviennent insuffisantes pour financer l’exploitation…

Solution : augmenter les capitaux permanents ou anticiper le financement CT avec les banquiers.

2/) la mauvaise gestion du BFR : l’entreprise laisse se dégrader le délai de paiement des clients ou accroît inutilement le niveau de ses stocks. Dans ce cas, le BFR augmente plus vite que les ventes…

Solution : prendre conscience que des procédures doivent être mises en place et sensibiliser tous les acteurs concernés + financer le poste client ou les stocks.

3/ Un mauvais choix de financement : le FR (fond de roulement) devient insuffisant car l’entreprise autofinance trop d’investissements par rapport à sa rentabilité…

Solution : recourir à une augmentation de capital ou à un emprunt à long et moyen terme.

4/ La perte de rentabilité : l’accumulation de pertes diminue les capitaux propres et par conséquent, le FR se dégrade…

Solution : dans tous les cas, il faut reconstituer les fonds propres par une augmentation de capital.

5/ La baisse d’activité : face à une baisse conjoncturelle du chiffre d’affaires, si la production n’est pas ralentie simultanément et les charges fixes amputées drastiquement, le BFR augmente…

Solution : surveiller régulièrement le tableau de bord de gestion et privilégier les charges variables chaque fois que c’est possible.

Manifestement, la conséquence actuelle de la crise du Covid-19 est ce 5e scénario poussé à son paroxysme !

A savoir : une chute totale ou quasi-totale de l’activité pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois !

Bien sûr d’autres causes peuvent se cumuler : structure financière déjà faible, rentabilité en berne, trésorerie exsangue…

TurboPilot peut donc vous aider à rapidement identifier vos options afin de prendre les meilleures décisions et ceci dès maintenant !

Successeur du petit TurboTréso, sous Excel, il va vous permettre de mettre en équation en à peine quelques heures sous la forme d’une courbe prévisionnelle de trésorerie vos :

  • reports de charges (ou potentielles demandes de remise gracieuse)
  • hypothèses de chiffre d’affaires et de TVA (plusieurs simulations possibles)
  • alternatives et les décisions à prendre au plus vite afin de les mettre en oeuvre dès maintenant !

Le pire, serait de rester dans un flou total, vecteur de stress et d’angoisse.
La pérennité de votre entreprise, et son impact sur votre vie personnelle sont en jeu !

Lire aussi : https://turbopilot.info/moments-cles-pour-resoudre-crise-de-tresorerie-dans-tpe-pme/
Et : https://turbopilot.info/sauver-des-entreprises-en-crise-de-tresorerie-3/

Comment faire un point sérieux avec TurboPilot (ou tout autre logiciel de gestion de trésorerie) ?

La difficulté réside sur le fait que vos hypothèses d’avant la crise ont été d’un coup complètement balayées et remplacées par des incertitudes multiples.

Concrètement, TurboPilot va vous aider à prendre les bonnes décisions grâce à un travail structuré et méthodique en plusieurs phases :

  • 1 : récupération des chiffres de l’année précédente (voire de deux années) et de l’année en cours : c’est votre base de référence, votre socle
  • 2 : établissement de votre budget tel qu’imaginé avant la crise. Cela vous aidera ensuite à réfléchir par hypothèses. On ne peut pas changer un schéma mental sur la base mouvante de la situation actuelle. A la suite de cette phase 2, vous allez dessiner votre courbe de trésorerie prévisionnelle sur 1 an
  • 3 : affinage de votre courbe de trésorerie prévisionnelle en saisissant les charges déjà engagées, ainsi que les recettes et en décalant les charges en fonction des possibilités offertes par le gouvernement pour voir concrètement l’impact à court terme (2 à 3 mois)
  • 4 : positionnement d’hypothèses pour voir l’impact sur la courbe afin d’anticiper les différents scénarios de reprise et vous aider à prendre les bonnes décisions : emprunter, licencier, demander d’autres aides, négocier avec vos fournisseurs…
  • 5 : suivi de vos encours clients et fournisseurs comme le lait sur le feu au moyen de balances âgées.

PHASE n°1 : Reprise des chiffres de l’année précédente comme base de référence

TurboPilot récupère toutes les informations du FEC de l’année précédente -voire celui de n-2 – ainsi que de l’année en cours, si tant est que votre comptabilité soit à jour, pour vous reconstruire très vite votre courbe de trésorerie passée et reconstituer vos encours clients et fournisseurs.

Demandez ces fichiers à votre expert-comptable.

Vous obtenez ainsi instantanément la photographie “financière” de votre société !

Et la position de vos courbes, pour chaque banque, au regard des découverts négociés.

Une image contenant carte, texte

Description générée automatiquement
Une image contenant capture d’écran

Description générée automatiquement

La captation des données de l’année précédente permet de vous asseoir sur des données de référence d’une année considérée comme « normale » si tant est que cela existe.

TurboPilot a la capacité de vous aider à visualiser un ratio dû clients/dû fournisseurs éloquent pour le devenir de votre trésorerie.

PHASE n°2 : Construction d’un nouveau budget de trésorerie

Que vous ayez fait déjà un budget prévisionnel ou non, il va être complètement chamboulé ! Mais il reste votre base de référence ce qui reste intéressant pour le retravailler…

Si vous aviez déjà établi un budget avec votre expert-comptable, vous pouvez l’importer dans TurboPilot. Sinon, rien de plus facile que de le générer dans TurboPilot à partir des informations de l’année précédente.

Vous avez ensuite la possibilité de le modifier très simplement comme dans Excel avec plus ou moins de détails.

tableau de trésorerie
Modification du budget par grandes catégories produits/charges
tableau de trésorerie
Modification du budget précisément compte par compte

Vous pouvez même être très précis dans les postes de charges en les détaillant comment vous le souhaitez.

L’important est ensuite d’avoir instantanément le résultat d’exploitation prévisionnel et la conversion de ce budget en courbe de trésorerie prévisionnelle !

tableau de trésorerie
Résultat de votre budget

La création de la courbe de trésorerie prévisionnelle est immédiate sur sélection du bouton

PHASE n°3 : Affiner sa courbe de trésorerie prévisionnelle

Vous connaissez déjà précisément vos charges récurrentes. Alors intégrez-les tout de suite pour, d’un coup d’œil, savoir ce que vous pouvez décaler en terme de règlement fournisseur !

Rien de plus simple dans TurboPilot : vous modifiez directement la date prévue d’encaissement et la calez à dans 3 mois si c’est possible !

A noter : les créances sur les fournisseurs autres que le Fisc ou l’Urssaf sont habituellement les plus faciles à décaler ainsi que ceux que vous réglez par chèque et par virement (c’est vous qui avez la main !).

Mais la situation a changé, d’après les promesses du Chef de l’Etat ! A tester dans la vraie vie ?

tableau de trésorerie

Votre courbe de trésorerie se recalcule immédiatement ! Et vous ne perdez pas de vue que ces dépenses seront dues plus tard, d’où l’importance de travailler ensuite la reprise !!!

Même travail sur les recettes car vous avez peut-être déjà des clients qui vous demandent des reports ou des rééchelonnements des paiements.

TurboPilot vous fournit les outils pour faire ces opérations de manière fluide.

Une image contenant capture d’écran

Description générée automatiquement

PHASE n° 4 : faire des hypothèses pour voir l’impact sur la courbe

C’est un des atouts majeurs de TurboPilot : vous pouvez très rapidement définir des scénarios et voir leur impact direct dans la trésorerie.

La première étape consiste à créer et nommer vos hypothèses : Simu1, Simu2,… Simux.

crise de trésorerie
Définissez vos simulations

La deuxième étape consiste à enregistrer dans TurboPilot les mouvements de trésorerie selon cette simulation puis vous voyez instantanément la courbe de trésorerie initiale et l’impact de vos simulations sur des courbes alternatives :

crise de trésorerie

Il est probable que la vérité se situera entre plusieurs hypothèses

A vous ensuite d’affiner vos hypothèses.

Il vous reste plus qu’à activer l’hypothèse qui vous semble la plus probable pour mettre en place votre plan d’action et mettre en route les décisions opérationnelles nécessaires !

PHASE n° 5 : Suivez vos encours clients/fournisseurs et vos flux bancaires comme le lait sur le feu

Grâce à la récupération constante de vos achats, de vos ventes, et de la saisie préalable de vos charges sociales diverses (tout cela rapproché semi-automatiquement avec la banque par TurboPilot), vous avez désormais une vision instantanée et ultra-précise de la situation de votre entreprise, tant au niveau de la trésorerie, qu’au niveau du suivi de votre budget.

Notez que des outils partenaires permettent à TurboPilot la récupération automatique ou semi-automatique des :

  • factures d’achats et des notes de frais (Facnote, ReceiptBank) avec l’image des pièces consultable ;
  • ventes (via des fichiers issus de vos outils de facturation et/ou de caisse) ;
  • mouvements bancaires par scrapping ou via un mandat ebics signé par l’intermédiaire de votre expert-comptable.

Le suivi de votre courbe de trésorerie devient quasi automatique et potentiellement quotidien au prix d’à peine quelques minutes consacrées à compléter le rapprochement bancaire.

Vous allez pouvoir examiner instantanément quelle sera la projection de votre résultat et surveiller le respect ou non de votre budget.

Vous avez tous les éléments en main pour piloter votre entreprise :
– automatiquement
– fréquemment
– précisément.

crise de trésorerie

Lire aussi : https://turbopilot.info/moments-cles-pour-resoudre-crise-de-tresorerie-dans-tpe-pme/
Et : https://turbopilot.info/sauver-des-entreprises-en-crise-de-tresorerie-3/

Check-list des actions urgentes à réaliser dans votre entreprise

Vous allez devoir vous transformer en “cost-killer” (tueur de coûts) pendant quelques jours ou semaines si la situation de votre entreprise l’exige !

Au-delà des mesures sanitaires qui évolueront avec cette crise, le Projet de Loi d’Urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 devrait apporter des mesures de soutien à la trésorerie des entreprises afin de prévenir et de limiter la cessation d’activité des plus fragiles :

  • report des charges sociales
  • tolérances fiscales (demande de délai de paiement)
  • dégrèvement pour les impôts directs (dans les cas les plus graves et au cas par cas pour toutes les entreprises menacées de disparition en raison de l’épidémie).
Le formulaire officiel de demande pour les entreprises en difficulté

La DGFiP met à disposition des entreprises un modèle unique de demande pour tous ces cas, téléchargeable ici.

Les entreprises doivent cocher :

  • la nature de leur demande
  • l’objet de leur demande : impôt concerné, échéance, montant dû, durée d’étalement demandé ou montant de la remise demandée
  • justifier leur demande par une baisse de leur chiffre d’affaires entre janvier et mai 2020 par rapport à la même période en 2019, mais aussi par tout autre élément justificatif (dettes à honorer, situation de trésorerie de l’entreprise).

Des aides directes et indirectes seront donc mises en place avec parfois le concours des régions.
Cela semble être le cas des 1.500€ pour les TPE en difficulté. Cette aide devrait être activée à compter du 31 mars 2020 en effectuant une déclaration sur le site de la DGFiP sur lequel vous trouverez beaucoup d’informations.

Nous reprenons et classons dans les actions citées ci-dessous les principales et ajoutons les mesures de bon sens que doivent évaluer tous les chefs d’entreprises.

Action n°1 : auprès du fisc, de l’URSSAF, des caisses de retraites…

Pas facile de demander un report de TVA mais l’administration devrait se monter plus souple concernant l’acompte d’IS au 16 mars et au 15 avril, la CFE-CVAE et la taxe sur les salaires.

Il faudra payer l’URSSAF mais un remboursement pourrait être obtenu dans les jours (?) qui suivent.

Il faut rester attentif aux annonces du Gouvernement, les mesures pouvant évoluer rapidement en fonction de la situation.

Action n°2 : auprès des fournisseurs de l’entreprise

Vous allez devoir examiner :

  • quels abonnements peuvent être résiliés ?
  • y-a-t-il des dépenses non indispensables ?
  • évaluer la liste des reports à demander notamment auprès des fournisseurs d’eau, de gaz, d’électricité notamment afin de reporter, étaler mais aussi demander le renoncement aux pénalités financières, aux suspensions, interruptions ou réductions de services.

Une négociation à l’amiable sera toujours plus appréciée par vos fournisseurs qu’une mise devant le fait accompli ! Préservez vos relations futures…

Ceci vaut évidemment aussi pour vos clients en difficulté, dans la mesure du possible.

Action n°3 : auprès des clients de l’entreprise

Il est urgent de faire rentrer les créances déjà en retard et de régler les litiges en cours, en allant parfois vers des mesures plus coercitives (injonction de payer par exemple…).

Evaluez les risques sur la facturation future afin de limiter la casse au maximum. Par exemple, envoyez un e-mail ou un courrier afin de rassurer vos clients sur la continuité de votre activité et votre désir encore plus prononcé de les servir au mieux !

Si ce n’est pas le cas chez vous, mettez en place un suivi de trésorerie et un suivi du poste clients plus performants que l’actuel.

C’est un véritable processus à mettre en place qui peut même commencer par une relance préventive (email, téléphone…) permettant d’identifier des litiges avant qu’ils ne se produisent (voir schéma ci-dessous).

crise de trésorerie
Source : etrepaye.fr

Proposez des remises pour un règlement accéléré : c’est maintenant qu’il faut rentrer le cash, et cette stratégie est à réfléchir pour l’avenir car l’entrée précoce du cash est un vecteur d’accélération potentielle de la croissance d’une entreprise.

Une chose est sûre : au contraire du bon vin, les factures vieillissent mal et leur probabilité de règlement décroît avec leur retard croissant dans votre balance âgée clients.

tableau de trésorerie
Source : etrepaye.fr

Imaginez tous les services possibles pour générer, malgré cette crise, le maximum de chiffre d’affaires.

Dans le domaine de la commande publique (Etat, collectivités), les règles de délais de paiement, d’exécution et de résiliation pourront également être adaptées.

Action n°4 : auprès de partenaires financiers

On ne répetera jamais assez l’importance de conserver des relations constantes et confiantes avec son (ses) partenaire(s) bancaire(s) et financier(s).

Le Gouvernement a mis en place un dispositif exceptionnel de garantie afin de soutenir le financement bancaire des entreprises à hauteur de 300 milliards d’euros et de faciliter l’octroi par les banques de prêts de trésorerie aux entreprises de toutes tailles. “Ce dispositif pourra couvrir tous les nouveaux prêts de trésorerie accordés à partir du 16 mars et jusqu’au 31 décembre 2020”, précise le ministère des Finances.

Contactez votre interlocuteur bancaire et demandez le bénéfice d’un prêt de trésorerie garanti par l’Etat

Les banques françaises se sont engagées à reporter jusqu’à 6 mois le remboursement de crédits des entreprises, sans frais. Bpifrance liste sur un site dédié ses dispositifs de soutien : réaménagement de crédits, octroi ou prolongation de garanties…

Si vous le pouvez, peut-être faudra-t-il rassurer vos partenaires bancaires en indiquant remettre du capital dans votre entreprise ?

Action n°5 : auprès des salariés

Beaucoup sera fait afin de limiter les ruptures de contrat de travail.

Plusieurs pistes sont à envisager sachant qu’elles sont extrêmement réglementées :

  • chômage technique ou partiel : en cas de baisse ou d’arrêt de l’activité, faire la demande à votre cabinet comptable afin qu’il fasse une déclaration de chômage partiel sur le site de la DIRECCTE. Le salarié percevra une indemnité horaire versée sur le bulletin de paie correspondant à 70% de sa rémunération horaire brute totale, non soumise à charge. L’entreprise pourra ensuite chaque fin de mois se faire indemniser de 8.03€ de l’heure, elle doit déclarer à son cabinet le nombre d’heures exactes chômées par semaine afin qu’il fasse la demande de remboursement qui interviendra au cours du mois suivant. L’Administration s’est engagée à une réponse sous 48H. Les entreprises ont 30 jours à compter du 16 mars 2020 avec effet rétro-actif.
  • purge des congés payés (dans la limite de 6 jours ouvrables), jours de RTT, jours de repos affectés sur le compte épargne-temps des salariés : pour rappel l’utilisation des congés payés et de toute forme de journée de récupération peut être une bonne solution temporaire, à condition de respecter l’accord du salarié pour les congés et les usages et accords de l’entreprise pour les récupérations.
  • attribution des indemnités perçues en cas d’arrêt maladie ou d’accident du travail
  • versement de l’intéressement et de la participation
  • formation professionnelle et apprentissage.
  • licenciement : il reste possible notamment si une entreprise était déjà en difficulté avant la crise du Covid-19 et si elle pense ne pas pouvoir redémarrer son activité (ou une partie) dans les six mois. Pour des entreprises de plus de dix salariés, la consultation du Comité Economique et Social est obligatoire.

Concernant les salariés absents contraints de garder leur enfant :

La CPAM peut indemniser le salarié absent pendant 14 jours. Cela concerne un des deux parents, pour les enfants de moins de 16 ans. Cette période de 14 jours peut-être partagée entre les 2 parents.

Pour ce faire, votre cabinet d’expertise comptable peut faire pour vous une déclaration spécifique sur le site de la CPAM declare.ameli.fr, puis envoyer une attestation de salaire à la CPAM : vous devez alors leur signaler les salariés concernés et les dates d’arrêt. Le salarié sera donc indemnisé pour partie directement par la CPAM, pour le complément par l’entreprise en fonction des règles de maintien de salaire inhérent aux dispositions légales et conventionnelles.

Consultez le service social de votre cabinet d’expertise comptable, votre avocat en droit social, les administrations compétentes (ou leur site web) car elles risquent bien d’être débordées !

Action n°6 : vos rémunérations, frais, loyers et obligations… en tant que dirigeant

Si c’est tenable pour vous, peut-être devrez-vous couper partiellement ou totalement vos rémunérations ou prise de dividendes pendant quelques mois ?

Ou bien ne plus vous rembourser des frais ou payer des loyers à vous-mêmes ?…

Le gouvernement pourrait également de prendre des dispositions pour simplifier voire retarder :

  • les obligations comptables et leur publication
  • les obligations juridiques (AG annuelle d’approbation des comptes)

Action n°7 : les pistes diverses…

  • n’y-a-t-il pas des stocks vendables rapidement ou bien des matériels/mobiliers/biens immobiliers non indispensables qui pourraient être cédés ?
  • trouver de nouveaux financements à court ou à long terme : factoring, investisseurs de tous ordres
  • rechercher des subventions, des primes, des allègements de charges
  • monter/relancer un dossier de Crédit d’Impôt Recherche (CIR) ou de Crédit d’Impôt Innovation (CII)

Ces dernières pistes peuvent contribuer à faciliter le retour à l’équilibre à rechercher dans un second temps après le pic de la crise de trésorerie.

Lire aussi : https://turbopilot.info/moments-cles-pour-resoudre-crise-de-tresorerie-dans-tpe-pme/
Et : https://turbopilot.info/sauver-des-entreprises-en-crise-de-tresorerie-3/

La crise de trésorerie ne sera alors plus qu’un lointain souvenir, nous l’espérons pour vous. Tout sera sous contrôle…

Pour en savoir plus sur TurboPilot et vous aider à remettre votre entreprise en sécurité !

Comparatif : le top 17 des logiciels de trésorerie pour TPE/PME

TPE/PME : comment résoudre tous vos problèmes de trésorerie

L’étude RCA Consulting 2019 : les souhaits de 900 TPE/PME clientes de cabinets comptables